
Le Basket-ball Club Vita referme une saison marquée par les obstacles mais aussi par une forte capacité de rebond. Aux commandes sur le parquet, la capitaine, l’ailière Mpembe Nadine revient sur les moments clés d’un exercice où le mental, la cohésion et l’histoire du club ont façonné le parcours des Vert et Noir.
Dès l’entame de la saison, les choses n’ont pas été simples. La préparation a été difficile et, sur les deux premières rencontres, deux défaites sur tapis vert ont pesé sur le moral du groupe. « On a connu des difficultés, particulièrement dans la préparation et le début du championnat provincial », reconnaît Mpembe. Mais malgré cette entame compliquée, l’objectif restait clair : accrocher une place qualificative pour les play-offs.
Un facteur a permis de tenir bon : « Le mental », résume la capitaine. Le groupe s’est réorganisé, a trouvé les ressources pour repartir de l’avant. Une longue série de victoires est venue relancer la saison. Et surtout, un état d’esprit collectif s’est installé. « On s’est battues les unes pour les autres », souligne-t-elle. La symbiose entre anciennes et nouvelles a été un levier important.
Deux matchs en particulier ont marqué la phase régulière, aux yeux de Nadine Mpembe. D’abord la rencontre face au BC Tourbillon, un duel très serré où les deux équipes se rendaient panier pour panier. BC Vita s’en est sorti avec une courte avance de sept points.
Puis, le choc face à Saint Hilaire. L’équipe était menée de cinq paniers au premier quart-temps, une situation inédite, mais a su renverser la tendance pour s’imposer largement. En contrepoint, la défaite contre le BC CNSS, seule sur le parquet, reste le point noir de cette phase.

La qualification pour les play-offs a été un moment fort. Une satisfaction méritée compte tenu du début de saison. « Ça avait une saveur particulière », avoue l’ailière. Mais l’ambition ne s’arrêtait pas là. L’objectif suivant était de jouer la finale. Une marche que le groupe n’a malheureusement pas réussi à franchir. Le parcours s’est arrêté en demi-finale. « Il n’a pas fallu grand-chose, mais on n’y est pas arrivées. »
La quatrième place au classement final, au pied du podium, a été difficile à digérer. Pour la capitaine, c’est une position qui ne reflète ni le potentiel ni l’engagement du groupe. « Depuis que je suis dans la famille Vert et Noir, on n’avait jamais terminé à cette place. » Mais au-delà de la déception, le regard est tourné vers la suite. « La défaite fait partie du basket-ball. L’essentiel, c’est de rebondir. »
Avec une nouvelle saison à l’horizon et un format du championnat plus exigeante, le mot d’ordre est clair : engagement total. « C’est à nous de nous battre pour améliorer nos performances sur le parquet », affirme l’ailière. L’amélioration des conditions de préparation, notamment à travers le projet d’acquisition d’infrastructures propres au club, est vue comme une étape essentielle.
Pour la prochaine saison, l’ambition du groupe est clairement affichée. « On va viser la finale et la Coupe du Congo. C’est là notre place naturelle. On a le devoir de travailler à fond pour ramener le BC Vita à sa vraie position. »



